Association des professeurs documentalistes de l’Education nationale
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Rencontre avec M. Georges, IA-IPR

D 12 janvier 2018     A Bureau de l’APDEN Lyon    


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Le 15 décembre 2017, à Vonnas, Florian Reynaud, président de l’APDEN Lyon, a rencontré M. Olivier Georges, IA-IPR EVS dans l’académie de Lyon. Par le passé professeur d’histoire-géographie et chef d’établissement, M. Georges est depuis la rentrée 2017 inspecteur académique EVS, avec Mesdames Christine Alt et Nathalie Beaulieu. Il est responsable de la mission des professeurs documentalistes au niveau académique.

Cette rencontre a été l’occasion d’aborder plusieurs questions statutaires, ainsi que les perspectives pour l’information-documentation dans l’académie, notamment en matière de formation continue.

Nous avons ainsi pu longuement discuter des problématiques plus ou moins nouvelles associées aux réformes statutaires importantes pour les professeurs documentalistes, avec un nouveau référentiel de compétences professionnelles et une nouvelle circulaire de mission. Si à certains égards ces textes apparaissent comme des avancées positives pour la profession, ils peuvent apporter des problèmes nouveaux, ou ne pas tenir la promesse de garantir en pratique l’exigence d’apprentissages info-documentaires pour l’ensemble des élèves. Par l’échange régulier avec les collègues, mais aussi par le biais d’un sondage auprès des adhérents de l’association professionnelle, cette rencontre a été l’occasion de rapporter quelques difficultés partagées :

  • la demande de certains chefs d’établissement, certes de manière marginale, de préciser l’emploi du temps des 6 heures au-delà des 30 heures de service ;
  • la difficulté de mener des apprentissages au titre que le décompte de ces heures pour deux n’est pas souhaité par le chef d’établissement ;
  • la simple difficulté de demander le décompte légitime des heures d’enseignement en information-documentation.

Sur ces points, M. Georges entend bien la difficulté, au regard des textes, sans réponse évidente au niveau national sur cette question du décompte notamment. Devant la nouveauté des textes, par ailleurs, certains chefs d’établissement ont pu être mis devant le fait accompli, sans l’accepter de prime abord au regard des conséquences en matière de temps de fermeture augmenté du CDI. Ainsi, il estime qu’il faut davantage préparer la question et la discuter en amont avec le chef d’établissement, responsable de nos emplois du temps. Cela consiste ainsi à formaliser clairement une progression pédagogique en information-documentation, à la communiquer et à la soutenir, afin de négocier raisonnablement, en regard des autres axes de mission, un décompte horaire qui soit satisfaisant pour les différentes parties. C’est aussi envisager les possibilités d’ouverture du CDI par d’autres, ainsi par des enseignants d’autres disciplines quand le professeur documentaliste n’est pas présent, ou encore par un autre personnel. Il est alors fait remarquer que ce type d’ouverture par d’autres est souvent problématique, et que malheureusement les postes d’aide-documentalistes, par des contrats aidés, déjà largement diminués, sont maintenant quasiment tous supprimés. M. Georges connaît bien cette actualité, avec des réflexions à envisager pour la dépasser. Globalement, par rapport aux visites pour entretiens de carrière qu’il a déjà pu effectuer, M. Georges estime que les difficultés sont marginales, que des solutions peuvent être trouvées par l’échange construit avec le chef d’établissement. Il observe que le nombre d’heures d’enseignement peut être de 8 à 10 heures, mais qu’il peut être complexe d’opérer un décompte de toutes ces heures. Par ailleurs, il insiste sur le fait que les inspecteurs académiques peuvent et doivent être contactés en cas de problème, pour faciliter les échanges quand il y a des soucis. Ainsi les professeurs documentalistes peuvent le contacter directement par courriel, à olivier.georges[at]ac-lyon.fr

D’un point de vue financier, plusieurs questions se posent sur la rémunération des professeurs documentalistes dans le dispositif des Devoirs faits, sur l’impossibilité de bénéficier d’heures supplémentaires, sur les absences de réponse du rectorat aux demandes de professeurs documentalistes à devenir professeurs principaux et bénéficier de la part modulable de l’ISOE disponible pour cette fonction. Au sujet des Devoirs faits, ce fut ainsi une grande surprise de voir dans le vadémécum consacré à ce dispositif que les enseignants documentalistes n’étaient a priori pas rémunérés au même titre que leurs collègues d’autres disciplines, alors que la refonte des statuts en 2014 et 2015 plaide pour un alignement. C’en est même une question de légalité de cette différence qui se pose. M. Georges précise qu’il va questionner le rectorat sur cette question, comme il n’y avait pas encore eu à ce sujet de remontées en ce sens. Il en va de même pour la part modulable de l’ISOE, sans réponse à ce sujet mais pour voir ce qu’il en est avec le rectorat. S’il ne voit pas d’inconvénient à ce que le professeur documentaliste soit professeur principal, dans le cas d’une intervention régulière et suivie dans une classe, un projet régulier avec une classe peut alors justifier une IMP, à discuter en conseil d’administration. Mais c’est une question qui sera posée.

Au sujet des inspections, dans le cadre du PPCR, M. Georges explique qu’il n’y aura plus de retards d’inspection, que tous les collègues qui doivent être inspectés dans les règles du PPCR, le seront. Les inspections sont effectuées par l’IA-IPR EVS responsable du bassin, et non par les chargés de mission, qui vont se voir attribuer d’autres fonctions.

En matière de formation, il n’est toujours pas prévu budgétairement de rémunération des coordinateurs de bassin, ce que l’on peut regretter au regard de son existence dans d’autres académies, d’autant plus que cette rémunération permet une plus grande exigence quant aux contenus de ces réunions ou formations de bassin. Pour le reste, comme les inspectrices et inspecteur ont tous trois pris leur fonction en septembre, ils attendent un premier retour des coordinateurs au sujet des thèmes en réunions de bassin, de même qu’ils sont en train d’effectuer en quelque sorte une radiographie de la profession dans l’académie à travers les entretiens de carrière qu’ils mènent depuis la rentrée. Ces deux éléments, en concertation, leur permettront d’envisager l’accompagnement des professeurs documentalistes en toute connaissance, avec alors davantage d’informations sur les réunions de bassin, les formations et l’organisation de journées de rassemblement des collègues. M. Georges souhaite associer tous les acteurs du groupe ressources à ces réflexions, y compris l’association professionnelle.

Cette rencontre a été enfin l’occasion de remettre à M. Georges des exemplaires des Actes des deux derniers Congrès de l’APDEN, ainsi que les derniers numéros de Médiadoc, ainsi que de l’inviter à la journée professionnelle de l’APDEN Lyon de rencontre et échanges avec les élus de la section School libraries de l’IFLA.

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