Association des professeurs documentalistes de l’Education nationale
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Rencontre avec les IA-IPR en oct. 2018

D 17 octobre 2018     A Bureau de l’APDEN Lyon    


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Le mercredi 10 octobre 2018, l’APDEN Lyon, représentée par Isabelle Boutigny, vice-présidente, et Patricia Gaillard, trésorière, a rencontré les trois inspecteurs académiques IPR EVS, Mmes Christine Alt, Nathalie Beaulieu et M. Olivier Georges. Cette rencontre venait à la suite d’une demande de notre part, notamment pour discuter des difficultés rencontrées par plusieurs collègues dans l’académie, signalées sur la liste de diffusion, mais aussi directement auprès de l’APDEN et de ses membres.

Nous avons ouvert la rencontre par une présentation rapide de l’association, de ses orientations et du prochain Congrès national, à Grenoble du 22 au 24 mars sur le thème de la publication.

Conditions de travail et décompte horaire

Nous avons rappelé l’existence de conditions parfois difficiles d’exercice du métier, et avons donc mentionné beaucoup de remontées dans ce sens des collègues. Nous avons notamment insisté sur la question de la récupération des heures d’enseignement des professeurs documentalistes et l’opposition de certains chefs d’établissement, en rappelant les textes officiels qui sous-tendent cette demande. D’après des remontées également, nous les avons questionné sur l’existence d’une « directive académique » qui pousserait les chefs d’établissement à refuser toute récupération des heures.

M. Georges précise qu’il n’y a eu aucune remontée à ce sujet auprès des IPR. Suit une sorte d’explication de texte qui nous permet de comprendre la lecture qui prévaut dans l’académie : la circulaire de mission des professeurs documentalistes stipule que « le professeur documentaliste peut exercer des heures d’enseignement », et donc qu’il n’est pas dans l’obligation de le faire. Pour M. Georges, nous enseignons l’EMI, or cet enseignement fait partie de nos missions, nous ne pouvons donc prétendre à aucune heure de récupération au titre de ces heures.

Comme par le passé donc, et l’on peut constater qu’il n’aura pas fallu longtemps à nos nouveaux inspecteurs pour se positionner contre une quelconque évolution et contre une lecture correcte du droit, la lecture est orientée, abusivement, sans aucun respect pour notre mission d’enseignement, voire sous la forme d’un déni de cette mission. Le discours est à ce titre différent de ce dont nous avions discuté l’année dernière [1].

Nous l’interpellons alors sur l’information-documentation qui ne se réduit pas à l’EMI, comme les professeurs documentalistes, selon leur circulaire de mission, « forment tous les élèves à l’information documentation et contribuent à leur formation en matière d’éducation aux médias et à l’information ».

La réponse est impressionnante. Ainsi comme l’information-documentation n’a pas de programme, elle ne peut donner lieu à aucune récupération.

M. Georges conteste la dénomination « heure d’enseignement » dans le cas des professeurs documentalistes, là encore en contradiction avec ce qu’il disait il y a un an, en contradiction avec son propos lors de la journée académique. Très peu de cas ouvre réellement à cette reconnaissance par le chef d’établissement, selon lui, ainsi l’éducation aux médias et à l’information si le professeur documentaliste est le seul professeur capable dans l’établissement de prendre en charge cet enseignement, ce qui est absolument dénué de sens, avec une volonté de chercher n’importe quelle raison, comme certains chefs d’établissement, pour refuser ce décompte, cette reconnaissance.

Il n’existe pas de directive académique à proprement parler mais une lettre de rentrée envoyée en septembre aux chefs d’établissement qui énonce des priorités pour les professeurs documentalistes..

M. Georges ajoute que quasiment tous les établissements de l’académie ont été vus par le IPR et que toutes les « situations problématiques ont été réglées par la négociation entre le chef d’établissement et le professeur documentaliste avec l’aide des IPR ». Les réponses ne peuvent être qu’individuelles, selon lui, ce qui semble être bien pratique. De notre côté nous restons une association professionnelle et estimons au contraire, avec les syndicats, que le travail est collectif pour parvenir à ce que toutes et tous, sans « négociations » avec deux pôles hiérarchiques défavorables à toute avancée en respect avec les textes.

Journée académique et partenariat avec l’APDEN

Nous posons la question de la journée académique inscrite au PAF 2018/2019, de la reconduction du Groupe Ressources pour l’année en cours auquel nous appartenions et du travail de réflexion sur le sujet de l’année auquel nous sommes de fait associés.

Il nous est répondu qu’il y a bien un Groupe Ressources mais il a changé de forme, seuls les chargés de mission sont désormais invités, l’APDEN ni l’ANDEP n’en font donc plus partie.

Là encore c’est un changement vis-à-vis des propos tenus l’année dernière, en rejetant donc l’association professionnelle, en oubliant sans doute un passé pourtant riche en coopération, notamment pour la journée du 1er juin 2017 [2]. Le sujet de la journée sera élaboré par les IPR qui ont pour mission de « nourrir la profession ». Les IPR caleront la date en fonction de leurs problèmes d’organisation et du calendrier de l’Inspection générale qui devrait être présente à la prochaine journée.

Les personnels en reconversion

Nous abordons la question de la multiplicité des statuts des personnels en documentation et celle de leur formation.

Les chiffres par statuts leur semblent difficile à donner, réponse qui ne change pas d’année en année. Mme Beaulieu nous affirme cependant que chaque demande d’intégration, temporaire ou en reclassement, de personnel en documentation est faite par les services de RH et le personnel rencontré par les IPR EVS pour avis. De même, pour les contractuels en documentation.

Cet entretien leur permet de valider le parcours et de s’assurer que la personne est dans une démarche de préparation de concours. Pour les reconversions, un double avis est nécessaire, celui des IPR la discipline d’origine et celui des IPR de Documentation, soit les IPR EVS.

Pour les PACD, la volonté est de ramener ces collègues vers l’emploi. Le CDI est alors selon eux le lieu pour les accueillir avec les emplois administratifs. Ils doivent assurer une mission d’aide documentaliste. Nous ne pouvons que regretter le déni de compétences professionnelles, de nécessité de formation, d’absence de pilotage par les professeurs documentalistes concernés comme ce pouvait être le cas avec les aide-documentalistes.

Il s’agirait de faire monter ces personnes en compétences, avec un encadrement par le professeur documentaliste sur le terrain et proposition d’un plan de formation personnalisé (en ligne, module universitaire...). Chaque personnel reçoit la visite d’un chargé de mission.

L’école de la confiance ?

A l’issue de cette audience, nous ne pouvons que regretter un double discours entendu dans l’écart d’un an, sans forcément de surprise pour autant, avec une problématique durable, des inspecteurs qui n’ont pas exercé notre métier et qui restent malgré tout dans une méconnaissance pragmatique de nos missions et de notre travail, de notre histoire. Le discours tenu au sujet des heures d’enseignement, de notre mission pédagogique, est difficile à accepter, d’autant qu’il vient en contradiction avec ce qui a pu être dit par le passé, avec le sentiment d’une vraie régression à ce sujet, quand les textes pour autant, clairement, permettaient un espoir, à condition qu’ils soient respectés.

Si la lettre de rentrée envoyée aux chefs est la même que la nôtre, en document joint en-dessous de l’article, on peut regretter que l’EMI y soit vite réduite à la loi relative aux téléphones portables, sans mention de l’information-documentation, en indiquant le Clemi tandis qu’il n’y a quasiment aucune formation au PAF en information-documentation. On peut regretter que le principe d’une aide au projet documentaire devienne une formation au PAF, loin des enjeux et des besoins de la profession. On peut regretter qu’on nous demande de participer à des évaluations 6ème et 2nde qui ne nous concernent en rien, qui n’ont rien à faire avec l’information-documentation, avec des finalités très discutables par ailleurs. Ce sont beaucoup d’éléments issus d’injonctions institutionnelles, cela ne change pas de l’habitude mais cela ne contribue pas à un progrès pour nous et pour les élèves.

Nous regrettons le souhait de l’inspection de ne pas travailler davantage avec l’APDEN Lyon, de même que l’ESPE reste très distante à notre égard, ce qui fait de l’académie de Lyon une académie d’exception en la matière. Nous gardons pourtant le cap d’une démarche collective, en entendant, nous, les difficultés, en cherchant comme d’autres APDEN à trouver les moyens, peut-être juridiques, de faire respecter notre profession.


[1Compte rendu disponible sur https://apden-lyon.fr/spip.php?article25

[2Plus de précisions sur : https://apden-lyon.fr/spip.php?article18

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