Association des professeurs documentalistes de l’Education nationale
Académie de Lyon
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Compte rendu de l’AG 2019

D 6 décembre 2018     A Bureau de l’APDEN Lyon    


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Le 24 novembre l’APDEN Lyon s’est réunie en Assemblée générale à la Maison de l’Environnement, à Lyon, afin de dresser un bilan de l’année écoulée et de préparer 2019. Le bureau académique salue le personnel de la Maison de l’Environnement, qui nous a accueilli dans de très bonnes conditions. L’assemblée générale comprenait une présentation d’une heure de la structure et des actions pédagogiques qu’elle propose, dont vous trouverez un compte rendu plus précis sur : LIEN

Retour sur les auditions et travaux de l’Assemblée nationale au sujet de l’EMI, en lien avec nos cadres statutaires

L’APDEN a été reçue le 8 mars par la mission d’information sur l’école dans la société du numérique, présidée par le Député Bruno Studer, afin de porter la voix et le regard spécifique des professeurs documentalistes dans la réflexion sur la construction d’une culture numérique chez les élèves. Gaelle Soggliuzzo, présidente de l’APDEN, était accompagnée par Pascal Duplessis, Olivier LeDeuff et Elisabeth Schneider. Olivier Le Deuff a exposé les enjeux et la place de l’information-documentation dans la construction d’une culture numérique. Elisabeth Schneider a précisé la question de l’expertise et de la qualification du professeur documentaliste. Pascal Duplessis a développé la question des visées et enjeux d’un enseignement de l’information documentation.

Le compte rendu par l’APDEN : http://apden.org/Mission-d-information-sur-l-ecole.html

La vidéo de l’audience : http://videos.assemblee-nationale.fr/video.5655721_5aa115b9c2f16.l-ecole-dans-la-societe-du-numerique--mme-gaelle-sogliuzzo-presidente-de-l-association-des-profes-8-mars-2018

Le rapport issu du travail de la commission a été publié le 12 octobre, il est disponible sur : http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/rap-info/i1296/(index)/rapports-information

L’analyse par le bureau national de l’APDEN : http://www.apden.org/Le-rapport-de-la-Mission-d.html

Dans ce rapport, on retrouve d’abord un récapitulatif des propositions faites relatives à l’enseignement du numérique à l’école. Elles seront ensuite précisées.

  • Proposition n° 1 : renforcer la part de l’éducation aux médias et à l’information dans les horaires, en l’inscrivant au programme d’éducation morale et civique au moins une année au collège et au programme d’humanités scientifiques et numériques au moins une année au lycée.
  • Proposition n° 2 : conforter la dimension disciplinaire de l’EMI et, en conséquence, bâtir un programme autonome d’éducation aux médias et à l’information, centré autour de la notion de citoyenneté numérique.
  • Proposition n° 3 : faire des professeurs documentalistes le pivot de l’EMI, dans le cadre d’une pédagogie de projets.
  • Proposition n° 4 : renforcer la place de l’éducation aux médias et à l’information dans le plan national de formation des enseignants et dans les plans académiques de formation.
  • Proposition n° 5 : inscrire la notion de « fausse science » dans les programmes d’histoire, de physique et de sciences de la vie et de la Terre.
  • Proposition n° 6 : renforcer le rôle du CLEMI, en augmentant ses moyens, en en faisant l’interlocuteur privilégié des professeurs sur les questions d’éducation aux médias et à l’information, et en l’incitant à conclure des partenariats.
  • Proposition n° 7 : créer un CAPES et une agrégation d’informatique.

Suivent des propositions sur la gouvernance et le financement du numérique à l’école, sans grande ambition dans le rapport, avec seulement de grandes idées, peu concrètes, si ce n’est pour un ENT par région plus ou moins déjà en projet en pratique (mais donc sans idée d’un ENT national public), de même que les propositions d’accompagnement des enseignants reprennent des idées existantes ou présentent des éléments de l’ordre de l’accessoire. On notera ainsi par exemple que l’élan donné à la formation continue reste particulièrement faible dans le déroulé de ces propositions.

Les constats sont justes concernant les enfants, autour des équipements, du rapport aux médias, même si l’on peut regretter un poids trop grand donné aux risques, aux dangers, peut-être sous une pression médiatique et sociétale à ce sujet trop forte pour les députés, sur quatre pages, les réponses de l’enseignement étant assises sur ces risques et dangers, dans le rapport. Nous ne sommes alors pas dans une entrée positive, mais dans une entrée réactive, ce qui forme une approche particulièrement négative du numérique. Mais surtout le rapport pèche sur sa méconnaissance de la réalité, en confondant l’EMI avec l’information-documentation, globalement, ou bien en réduisant l’EMI à l’éducation aux médias tout en supposant que les apprentissages info-documentaires n’existent pas.

En somme les auteurs du rapport ne savent pas ce qu’est l’EMI, à la lecture du rapport. Ils en ont une approche axée sur les médias d’information et le journalisme, sans considération pour l’info-data et l’info-knowledge. C’est ce qui les amène à proposer que l’EMI soit prise en charge par l’EMC, enseignement qui, malgré son caractère théoriquement transversal, est sous la responsabilité directe des enseignants d’histoire et géographie. Comme par le passé, on s’assoit donc sur les compétences des professeurs documentalistes. Ceux-ci n’apparaissent encore que comme des soutiens, dans une pédagogie de projet.

Par ailleurs, alors que les professeurs documentalistes ont insisté sur l’importance d’un enseignement progressif global en information-documentation, sur quatre champs, le rapport propose de réduire le nombre de compétences et de focaliser cet enseignement sur une année pour le collège et une année pour le lycée. Pourtant, avec le processus d’information et de documentation, la maîtrise de l’environnement informationnel, le recul critique sur les technologies de l’information et de la communication, les questions de responsabilité légale et éthique, une déclinaison de vingt à vingt-cinq compétences ne doit pas choquer, à condition bien sûr de s’appuyer clairement sur des personnels qui maîtrisent cet ensemble, à savoir les professeurs documentalistes. De même on sait par expérience, notamment par le biais de travaux en sciences cognitives, que l’accentuation sur un seul niveau n’est pas une bonne solution pour des apprentissages qui nécessitent véritablement une progression à la fois linéaire et spiralaire selon les items développés.

Pour ce qui concerne l’enseignement de l’informatique, c’est le projet d’un enseignement plus nourri au lycée, sous forme de spécialisations, mais aussi avec un enseignement obligatoire plus important en la matière. Alors qu’il existe des options dans les Capes, et qu’il pourrait exister des certifications complémentaires pour différentes disciplines, les députés proposent la création d’un Capes et d’une agrégation d’informatique, dans un contexte d’absence d’attractivité pour le métier d’enseignant, dans un contexte de recrutement largement insuffisant de professeurs documentalistes, avec un besoin pourtant équivalent, a minima, de trois à cinq mille de ces professionnels. Car rappelons que si dans le rapport les professeurs documentalistes doivent être un « pivot » pour l’EMI, il n’est jamais question d’en recruter davantage, si bien que leur fonction enseignante est bien minimisée, comme ils ne sont pas en capacité actuellement de proposer des apprentissages systématiques suffisants comme l’exige pourtant leur circulaire de mission.

Au sujet de l’équipement des établissements, le rapport propose une certaine continuité, sans aucune révolution, sans doute parce que financièrement cet équipement fonctionne relativement bien, mais sans pérennité garantie comme le précise le rapporteur. On pourra toutefois relever quelques éléments problématiques. Ainsi, sans forcément mesurer l’impact écologique de tels équipements et la réduction des usages à des applications tactiles, sans écriture, le rapport préconise de continuer l’équipement en tablettes numériques, plutôt donc que des ordinateurs portables, sans mesurer non plus la problématique relative aux données personnelles, inhérente à l’offre en système d’exploitation qui, sur tablettes, sont un vrai problème à ce niveau, ou encore le souci d’une interconnexion bien plus complexe aux réseaux existants par le biais des tablettes (notamment le stockage local des données, en réseau, pour des questions pratiques, mais aussi là encore pour des raisons de protection de l’environnement, en refusant les clouds).

On n’attend pas d’un rapport qu’il ménage tout le monde, c’est finalement ce que fait celui-ci. Il constitue une synthèse des auditions, sans forcément présenter un esprit critique vis-à-vis de chacune des auditions. Il en ressort un travail peu spécialisé, très diplomate, très politique, avec une conception double du numérique, un outil favorable à de meilleurs apprentissages, avec peut-être une forme de naïveté dans ce domaine, et un contenu problématique qu’il faut intégrer dans les programmes comme un mal nécessaire.

Rapport d’activités

Rencontres internationales le 2 mai à la Cité internationale de Lyon

  • Organisation par l’APDEN seule, avec présence des IA-IPR et de l’IGEN
  • Cadre d’une réunion intermédiaire de la Section School Libraries (organisation de leur séjour à Lyon, notamment par Valérie Glass) : Australie, Chine, Japon, Etats-Unis, Canada, Italie, Norvège, Brésil, Pays-Bas, Allemagne
  • Présence intéressante d’environ 50 personnes pour un mercredi après-midi, même si on souhaiterait forcément plus quand des collègues viennent des quatre coins du monde
  • Publication d’un compte rendu sur le site web, disponible sur : https://apden-lyon.fr/spip.php?article29

Journée « évolution des espaces, évolution des usages », le 14 juin à Saint-Etienne

  • Coorganisation de la journée avec l’inspection et l’atelier Canopé
  • Occasion de travailler sur le thème avec cette échéance d’une communication, à la suite d’une proposition qu’on avait faite au Comité directeur de l’APDEN en janvier 2018
  • Publication du travail proposé lors de cette journée, sur le site web, sur : https://apden-lyon.fr/spip.php?article30
  • Continuation avec une publication d’une dizaine de pages, avec projet en cours de publication

Rencontre avec les IA-IPR le 10 octobre

  • Contexte d’échanges réduits avec l’inspection par rapport à la situation avant 2018
  • Vision changée de leur part au sujet de la mission pédagogique et de son importance
  • Modification problématique de la composition du groupe ressources
  • Compte rendu de la rencontre publié sur le site web, sur : https://apden-lyon.fr/spip.php?article31

Participation du BA aux échanges sur InterApden

  • Questionnements sur des sujets de fonctionnement associatif, qui seront discutés en Comité directeur en janvier 2019

Communication

  • Travail de communication auprès des élus dans le territoire de l’académie au sujet de la situation des professeurs documentalistes et de leurs difficultés, en pointant notamment sur notre place dans la réforme du lycée, avec quatre réponses, et des relais au niveau national, avec des réponses transmises de Jean-Michel Blanquer, de Jean-Marc Huart et de Bruno Studer. Un article récapitulatif est disponible sur : https://apden-lyon.fr/spip.php?article27
  • Une quinzaine de messages sur EspaceDoc pour relayer les informations sur les événements et publications de l’Apden Lyon
  • Nous n’avons pas relayé les travaux de l’Apden national en tant qu’Apden Lyon, non par manque d’intérêt mais par manque d’organisation sans doute dans le bureau à ce niveau ; notons notamment la création de l’espace d’information http://professionprofdoc.educapass.fr/
  • Relais de nos articles sur Agorapden (courrier aux élus, évolution des lieux, audience IPR)
  • Relais par Twitter et Facebook mais sans compte ni page spécifique
  • Depuis la création en octobre 2016, le site apden-lyon.fr a reçu 13 305 visites, dont 3 267 en 2017, 8 326 entre janvier et novembre 2018.

Adhésions et réunions du BA

  • En 2018 ce sont 6 adhérents de plus qu’en 2017, à l’Apden Lyon.
  • Le bureau académique s’est réuni le 3 février, le 24 avril et le 29 septembre, à Lyon.

Rapport financier

Le rapport financier a été présenté par la trésorière Patricia Gaillard.

Rapport moral

L’engagement associatif professionnel n’est pas un engagement dans l’air du temps, et ce n’est pas nouveau. Malgré tout l’association des professeurs documentalistes de l’Education nationale, dans l’académie de Lyon, peut présenter un bilan satisfaisant cette année, avec une hausse du nombre d’adhérents. Il est difficile de bien connaître la motivation des défections comme des rapprochements, mais le bureau académique espère que son action régulière pour défendre la profession et pour proposer des contenus de formation, soit une motivation pour nous rejoindre.

Ainsi, nous avons pu notamment travailler activement sur la question de l’espace du CDI et de son évolution, en particulier dans le cadre d’une journée académique coorganisée avec l’inspection académique et l’atelier Canopé de Saint Etienne, mais aussi par nous-mêmes proposé une riche journée d’échanges internationaux sur la profession et son équivalent dans les autres pays du monde. Il est essentiel de mettre en valeur ce souci de formations continues, quand on voit la réduction proposée à ce sujet par le rectorat et la Dafop au niveau de l’académie, avec une incitation à former et à se former qui n’a sans doute jamais été aussi faible que pour cette nouvelle année 2018/2019. Toutefois, du fait aussi d’une politique académique de formation sans transparence, sans cohérence, nous sommes contraints en tant qu’association professionnelle de proposer des dispositifs de formation totalement indépendants, donc hors du temps de travail, sur des formats souvent trop classiques à cause d’une absence de visibilité, sans cadre institutionnel en appui, pour savoir qui peut être présent lors de ces événements.

Un engagement associatif tel suppose des sacrifices dans le bureau académique, et l’année 2018 fut particulièrement difficile à ce sujet. Si le nombre d’adhérents augmente, l’engagement actif quant à lui diminue, avec seulement six personnes impliquées pour cette organisation, et donc des propositions d’actions et de publications largement en-deçà de ce que nous pourrions théoriquement être en mesure, voire en devoir, de développer. Ce bilan doit donc être l’occasion d’appeler solennellement les adhérents nouveaux ou anciens à rejoindre l’activité du bureau, non seulement pour multiplier les actions, mais aussi pour additionner les forces et compétences, pour renouveler les idées et entretenir l’envie.

Malgré une circulaire relativement prometteuse, malgré une refonte statutaire intéressante à maintes égards, la reconnaissance de notre profession et de notre mission pédagogique n’est toujours pas là, si bien qu’il nous faut continuer à travailler sérieusement à promouvoir ce que nous faisons déjà et ce que nous apportons régulièrement de nouveau, de manière pertinente. Alors qu’on nous réduit encore à intervenir en appui, en soutien, en pivot, sans aucune volonté de recrutement tel qu’il devrait être proportionnel au nombre d’élèves comme pour les autres enseignants, il nous faut continuer à proposer et communiquer, non pas seulement auprès des parents, mais bien malheureusement, c’est assez fou, en 2018, en 2019, auprès de nos propres collègues, de nos propres chefs d’établissement, de nos propres inspecteurs, des personnels administratifs qui sont en charge de la gestion de notre carrière, ici qui ne connaît pas le métier, là qui ne fait pas l’effort de le voir évoluer.

C’est ainsi toujours un bilan positif pour nous, de manière interne, de voir une capacité d’actions collectives, de voir un engagement stable, mais c’est un bilan toujours fragile quand on observe les mouvements d’avancées et de reculs, au niveau politique et au niveau hiérarchique, avec actuellement une période de reculs, au mieux une stagnation très insatisfaisante. Rebondissons donc et engageons nous encore pour au moins y croire sur le temps long !

Discussion et votes

Chaque rapport a été validé par l’assemblée.

Ont suivi plusieurs points avec parfois nécessité de vote :

  • Présentation du Congrès 2019, avec http://congres2019.apden.org/
  • Proposition d’une aide financière aux adhérents 2019 pour participer au Congrès 2019 à Grenoble : 30 euros - adopté par vote
  • Proposition d’un tarif APDEN Lyon pour 2019 pour les non titulaires : 30 euros (40 euros pour les titulaires) - adopté par vote

Nouveau bureau

Après démission du bureau académique, il a été procédé à l’appel à candidatures et au vote du nouveau bureau, ainsi constitué :

  • Florian Reynaud, président
    • collège du Renon, Vonnas, Ain
  • Isabelle Boutigny, vice-présidente
    • collège Paul Claudel, Lagnieu, Ain
  • Patricia Gaillard, trésorière
    • collège Alain, St Fons, Rhône
  • Valérie Glass, secrétaire
    • cité scolaire internationale, Lyon, Rhône
    • membre du bureau national de l’APDEN
    • secrétaire de la section School Libraries de l’IFLA
  • Séverine Sadones
    • lycée professionnel Sermenaz, Rillieux-la-Pape, Rhône
  • Fabienne Scherrer
    • collège Maryse Bastié, Decines, Rhône

Adhésions pour 2019

A la suite de cette assemblée générale, le bulletin d’adhésion a été mis à jour sur le site de l’APDEN Lyon, pour l’année 2019, avec notamment le changement de tarifs avec différenciations. Rappelons ici que cette adhésion donne droit à une inscription dans la liste de diffusion nationale Agorapden, à la réception de deux numéros de la revue professionnelle associative Médiadoc. Par ailleurs, cette adhésion est un soutien essentiel au travail de la fédération nationale et de l’association académique, en particulier pour cette dernière afin d’organiser des événements associatifs dans l’académie que ce soit une réunion ou formation spécifique ou un travail en collaboration avec l’inspection académique.

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